Yoga Nidra #5 " L'arbre à souhaits"

• C'EST CADEAU ! •

Il y a quelques jours je sens naître en moi une inspiration. Je dis alors à mon compagnon de vies : « je vais enregistrer un yoga nidra et le titre sera : l’arbre des souhaits. »

Il me regarde alors interloqué et me dit : « j’ai lu un beau texte qui s’appelle l’arbre-à-souhaits de Swami Muktananda. » Nos regards se croisent, plein de lumière, de

complicité ; l’arbre-à-souhaits : quelle synchronicité !!

Alors pour fêter cette synchronicité, voici en cadeau le texte de Swami Muktananda et le Yoga Nidra qui s’est présenté. A vous de le laisser vibrer, d’accueillir, de ressentir tous vos souhaits comme déjà, totalement, complètement réalisés, il suffit maintenant de les manifester ! Action…


Il était une fois un pauvre homme qui menait une vie errante. Un jour, il arriva dans une forêt et s’assit sous un arbre. Bientôt, il se sentit envahi par une grande paix. Caressé par le souffle de la brise, il promena son regard autour de lui, admirant la beauté de la forêt.

« Il ne me manque qu’une compagne pour être parfaitement heureux », se dit-il. Or, l’arbre sous lequel il se trouvait, était un arbre-à-souhaits, cet arbre divin qui, dit-on exauce instantanément tous les souhaits de celui qui est assis sous ses branches. Dès qu’il eut émis son souhait, une belle jeune fille apparut. L’homme était au comble de la joie.

Elle s’assit à côté de lui et, pendant quelques instants, il savoura son plaisir. Puis il eut cette pensée : « C’est dommage que nous soyons obligés de rester sous un arbre, exposés aux intempéries. Ce serait tellement mieux si nous avions une maison confortable avec plusieurs chambres et une belle salle à manger. Alors, je serais vraiment comblé. » Immédiatement la maison de ses rêves apparut.

Ravi, l’homme entra dans la maison avec son amie et ils se mirent à bavarder en amoureux. Puis l’homme dit : « Voyons, à quoi bon avoir une belle maison si c’est pour y vivre comme des indigents ? Je voudrais mener une vie de grand seigneur. Il nous faudrait un maître d’hôtel et deux serviteurs. » Instantanément, un maître d’hôtel et deux serviteurs apparurent.

L’homme appela les serviteurs. « Préparez-nous deux repas succulents », dit-il. Peu après le maître d’hôtel apporta les repas sur deux plateaux.

Tout en savourant ces mets délicieux, l’homme commença à s’interroger : « Qu’est-ce qui se passe ? Je désire une femme, et elle apparaît. Je désire une maison, et la maison apparaît. Je désire un maître d’hôtel et deux serviteurs, et ils apparaissent sur-le-champ. Je demande un repas succulent, et il se matérialise lui aussi. Que signifie tout cela ? Il doit sûrement y avoir un démon par ici ! »

Immédiatement, un démon apparut devant lui, la bouche grande ouverte. « Mais il va me dévorer ! », s’écria l’homme. Naturellement, le démon le dévora, et c’est ainsi que l’histoire s’achève.

Ce pauvre bougre s’est fait prendre au piège de sa propre imagination. Au début, ses pensées étaient positives, mais pour finir il a imaginé un démon et sa propre mort. Si par contre il s’était dit : « C’est sûrement Dieu qui m’accorde toutes ces choses », son destin aurait été différent. S’il avait souhaité atteindre l’illumination, devenir un grand Siddha*, il serait parvenu à quelques chose de valable ? Mais au lieu de cela, il a imaginé sa mort, et ainsi, l’a provoquée.


Il en va de même pour le monde dans lequel nous vivons. Dans le cœur se trouve l’arbre-à-souhaits de la Conscience divine, et nous sommes assis sous ses ombrages. Nous créons nous-mêmes notre univers intérieur, par la pensée et l’imagination. Nous nous disons : « Je suis un pécheur, je suis un être inférieur, je suis ceci, je suis cela. » Nous nous prenons dans nos propres filets, jusqu’au jour où la mort vient nous réclamer.

Voilà comment un grand sage décrivit le monde qu’il contemplait : « Il n’y a pas de monde, il n’y a pas d’hommes, pas de femmes, il n’y a pas de péché, pas d’illusion. Ce que l’on voit n’est autre que le jeu suprême de la Conscience cosmique. » C’est aussi de cette façon que nous devoir voir les choses, nous devons penser que nous sommes la Conscience. Nous devons penser que nous sommes le Soi**. Swami Muktananda

« Où allez-vous ? Un guide pour le voyage spirituel » p. 52 à 54, éd. Saraswati

*Siddha : Yogi accompli. Celui qui est parvenu à la conscience de l’unité, à l’état d’illumination

**Soi : la Conscience divine qui réside dans l’individu


Disponible gratuitement sur la chaîne Yoga Nidra : https://www.yogagliardi.fr/coursenligne

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