• Isabelle

54/ La légende du pot fêlé

Vivre tel que nous sommes car tout ce qui nous constitue est parfait... Parfait pour faire de notre chemin de vie une véritable randonnée spirituelle. Tout est juste, comme des tremplins merveilleux qui nous ouvrent à la résilience, à la confiance, à la sérénité, à la joie profonde, à l'Amour inconditionnel. Dans ce monde-école qu'est la vie sur terre, le voile de Maya (illusion, réalité relative) nous offre de faire l'expérience des situations contraires à notre idéal afin que nous nous tournions en conscience vers la Justesse intérieure, la Connaissance intérieure, la Joie profonde, l'Amour inconditionnel...

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou. Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé lui n’était plus qu’à moitié rempli d’eau. Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau. Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements. Mais le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections, et se sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il avait été créé. Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau. " J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison ". La vieille dame sourit : " As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur ton côté du chemin, et qu’il n’y en a pas de l’autre côté ? J’ai toujours su à propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table. Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette beauté pour agrémenter la nature et la maison. " Gratitude à Chantal pour m'avoir transmis ce conte de sagesse.


"Bienheureux les fêlés, car ils laissent passer la lumière !" Michel Audiard

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© 2017 Yogagliardi - par Isabelle Gagliardi • Professeur de Yoga, gestion du stress, massages Ayurvédiques • isabelle@yogagliardi.fr • Tél. : 06 12 27 17 05