• Isabelle

40/ Postures inversées 2

Hala = charrue. La posture du corps ressemble à la forme de la charrue primitive et aux qualités qu'elle sous-tend : profondeur, rectitude, fertilité, abondance... Grâce aux sillons droits, qu'il trace dans la terre, à l'aide de sa charrue, le paysan peut être amené à contempler la perfection de la forme et par l'introspection, il peut projeter cette ligne longue et régulière dans sa propre conscience. Sa vie devient la terre, qu'il doit cultiver et rendre féconde par le biais de son corps. Le sillon creusé par la charrue lui trace l'itinéraire à suivre, profond, infaillible, dans la création de sa vie.

"Apprenez à ne compter que sur vous-même, à puiser en vous les ressources dont vous avez besoin. Comprenez qu'il est nuisible de vouloir imiter autrui, fût-ce à la perfection ! Cherchez à voir de vos propres yeux, tout en gardant l'esprit ouvert pour accueillir la vérité, d'où qu'elle vienne. Il vous sera alors possible de suivre sans heurt le chemin de la vie." Shri Mahesh


"La charrue doit toujours être en parfait état de fonctionnement ; son soc au tranchant toujours parfait, ce sera le discernement. Tout comme le fermier ne laboure pas la nuit, de la même façon le novice doit labourer son mental et ses émotions à la lumière de la connaissance et de l'entendement. Le travail qui a été fait doit être vérifié de temps en temps pour s'assurer qu'il a été soigneusement réalisé. Trop d'humidité -trop d'émotions, trop de larmes- peut rendre le labour difficile, voire impossible.

Si nous pouvions labourer notre mental jusqu'à en faire disparaître toute idée préconçue, nous nous libérerions en même temps de toutes ces convictions qui nous ont été utiles lorsqu'il nous a fallu survivre dans notre monde. Maintenant que nous avons reçu la graine de l'inspiration divine, il se peut que nous ne désirions plus nous cramponner à la terre par de longues racines profondes. Peut-être sommes-nous prêts à pousser comme une orchidée, subsistant d'air et d'eau seulement et ayant des racines suffisantes pour adhérer à une surface -un arbre par exemple- mais ne tirant pas sa substance vitale de l'arbre et produisant des fleurs délicates d'une beauté indescriptible.

Les fleurs de l'inspiration, aussi, ont besoin d'espace et de liberté." Swami Sivananda Radha


Nous vous proposons dans cette vidéo un enchaînement préparatoire à halasana, que tout le monde peut réaliser. Pour la posture elle-même, prenez soin de relire le post 39/ pour être sûr de pouvoir l'exécuter. Souvenez-vous aussi que vous pouvez la prendre à partir des pieds au mur. Cette posture est remarquable pour étirer le dos et la nuque, mais si vous sentiez des raideurs trop importantes dans ces régions alors modérer votre pratique. Respirez librement, lentement dans la posture et observez la région lombaire qui "respire" car c'est la respiration dorsale basse qui domine ; l'écrasement thoracique ne permet pas une respiration haute.


Souvenez-vous, la perfection n'est pas dans la posture visible mais dans la posture intérieure, invisible à nos yeux de chair...


(Sources : Yoga et Symbolisme de Shri Mahesh, Ed du Rocher - Revue Yoga et Vie n° 57 du CRCFI - Revue Française de Yoga n°2 - Hatha Yoga le langage caché de Swami Sivananda Radha)

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© 2017 Yogagliardi - par Isabelle Gagliardi • Professeur de Yoga, gestion du stress, massages Ayurvédiques • isabelle@yogagliardi.fr • Tél. : 06 12 27 17 05